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Cet engagement inscrit dans le Programme électoral est reflété dans le PNDES et dans la déclaration de politique général du 1er Ministre du 5 février 2016.

Le gouvernement a indiqué qu’en 2016 la capacité de production d’eau potable a été augmentée de 240 m³/j. Elle a été portée à 121 584 m³/j en 2017 soit un taux de réalisation de 143,32%.

En décembre 2018, la capacité totale de production était de 161 886 m3 d’eau potable par jour, représentant une réalisation de 190,45% selon les statistiques du Ministère de l’Eau et l’Assainissement.

De 2016 à 2018, la capacité de production de la station de traitement de Ziga est passé de 90 000 m3/jour à un total de 240 000 m3/jour, d’où environ 150% d’augmentation de capacité pour répondre aux besoins en eau des populations

Bien que cet engagement du Président ait été réalisé en moins de deux ans de mandat, il convient de noter que les populations font toujours face à des coupures d’eau dans plusieurs villes du Burkina Faso dont à Yako où les femmes du secteur 6 ont manifesté leur ras-le bol face aux coupures intempestives d’eau en mai 2018, à Ouahigouya où les ménages du secteur 11 ont passé plusieurs semaines sans eau courante dans leurs robinets en mars 2018, y compris à Ouagadougou où plusieurs quartiers de la capitale comme Yagma, Bassinko, Yamtenga, Karpala, Tabtenga, Djikofè, etc. ont enregistré au cours du premier semestre des baisses de pressions voir des coupures d’eau. Nos différentes sorties sur le terrain nous permettent de confirmer les récurrentes coupures d’eau aussi bien en ville qu’en milieu rural. Certaines localités ne sont alimentées en eau courante que de 2 heures du matin à 6 heures du matin, soit 4 heures de temps, amenant ainsi les femmes à veiller pour pouvoir se procurer en eau de boisson. Cela montre que cet engagement n’était pas ambitieux et ne permettait pas de résoudre de façon efficace les préoccupations des populations d’accéder à de l’eau potable.

Par ailleurs, il y a plusieurs dénonciations de fuite d’eau dans les grandes villes et les interventions des services techniques de l'ONEA pour remédier à ces situations prennent souvent plusieurs jours. Cela pose non seulement le problème de disponibilité en nombre suffisant mais aussi la qualité du dispositif mis en place pour surveiller le niveau de fonctionnalité des ouvrages. L’Etat gagnerait alors à redoubler d’efforts pour améliorer le temps moyen de réactivité en cas de panne et / ou de fuite d’eau en milieu urbain lorsque cela intervient.

Pour l’année 2019, en milieu rural, la programmation physique est de 1 078 PMH neufs, 90 forages à gros débit, 946 forages à réhabiliter, 45 AEPS neuves, 9 extensions et 21 réhabilitations d’AEPS.

En milieu urbain, il est prévu la réalisation de 217,89 km de réseau, 33 226 branchements particuliers, 110 bornes fontaines, l’augmentation de la capacité de stockage de 450 m3 et celle de la capacité de production à 24000 m3/j.

Engagement réalisé
Date de l'évaluation : 08-2019