2 Vues

En 2018, le gouvernement a annoncé avoir :

  • mise en terre plus de 4,2 millions de plants et
  • récupération de 7 600 hectares de terres dégradées ;aménagement de 750 mille hectares de forêts.

D’abord, il convient que le gouvernement mette beaucoup plus l’accent sur l’entretien des plants mis en terres et surtout des comportements éco citoyens.

En effet, les systèmes de reforestation et de reboisement consistent bien souvent à planter et à s’en aller – sans que des ressources ne soient investies pour l’entretien de ces jeunes arbres. Particulièrement vulnérables aux maladies, à la concurrence pour les nutriments et face à la divagation des animaux, les arbres meurent plus qu’ils ne survivent.

En outre, au cours d’un processus de reforestation ou de reboisement, des décisions doivent être prises quant aux essences que l’on s’apprête à replanter : natives ou exotiques, polyvalentes ou à croissance rapide, forêts qui se régénèrent naturellement ou non. Or de tels choix, essentiels, font parfois l’objet de mauvaises évaluations, notamment dans la sélection des espèces.

L’eucalyptus constitue ici un exemple édifiant. Souvent choisi pour sa croissance éclair et sa rentabilité économique, cet arbre est généralement planté sur des terres où il est totalement exotique et qui ne sont pas aptes à l’accueillir. Requérant des quantités d’eau considérables, il assèche alors les nappes phréatiques et entre en compétition avec les espèces locales.

Par ailleurs, le gouvernement devrait aussi veiller à la préservation des forêts classées comme la forêt de KUA dont une partie est menacée de destruction pour la construction de l’hôpital de Bobo. Tous les autres espaces devraient bénéficier de la même protection que ceux-ci soient privés ou publics.

Engagement en cours de réalisation
Date de l'évaluation : 04-2019