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Cet engagement figure dans la Déclaration de politique générale (DPG) et reprise dans le Plan de développement économique et social (PNDES).

  •  La normalisation des CSPS est une politique publique qui date de plus de 5 ans. Il faut cependant reconnaître que le référentiel des normes en la matière était inadapté. Au cours de la transition, nous avons assisté à la normalisation de certains CSPS avec le Projet PSUT. Le ministère de la Santé a mis en place un plan de normalisation qui est en cours. Au titre de 2017, on a noté le début de normalisation de 20 formations sanitaires isolées et la construction de quatre (04) nouveaux CSPS (Sê, Denga, Batibougou, Téparé) dans le Sahel, à travers le mécanisme des transferts des ressources aux communes,

Beaucoup de CSPS demeurent pauvres en matière de ressources humaines, les sages-femmes sont en nombre réduit.

Il ressort de l’annuaire statistique 2018 du Ministère de la santé, qu’en 2018, 84,8% des CSPS remplissaient la norme minimale en personnel contre 91,0% en 2017.

On note également que le pourcentage des formations sanitaires (CSPS) remplissant les normes minimales en personnel a connu une grande régression entre 2015 et 2018. En effet, on a 94,3% en 2015 ; 93,2% en 2016 ; 91,0% en 2017 et 84,8% en 2018.

Au-delà de se poser la question sur le pourquoi d’une telle régression, on peut conclure que notre système de santé ne garantit pas des soins de qualité à toute la population au regard du manque de personnel qualifié qui prévaut.

  • En se référant aux normes, il faut un centre de santé de base pour 5 000 habitants et un lit d’hôpital pour 1 000 habitants. En 2018, on dénombre 1 896 CSPS publics avec un ratio de 9 645 habitants pour un CSPS au Burkina Faso. Il est alors évident que le manque à gagner demeure encore très élevé pour atteindre les normes requises. On dénombre également 10 173 lits au cours de l’année 2018 pour un besoin d’au moins 19 000 lits, soit un manque de 8 827 lits. Si le ratio habitant/CSPS au niveau de la région du centre bien qu’élevé (23 786 habitants pour 1 CSPS) pourrait s’expliquer en raison de la forte concentration de la population ; il faut souligner que la couverture sanitaire des régions du Sahel (12 456 habitants pour 1 CSPS), de l’Est (11 544 habitants pour 1 CSPS) mérite une grande attention de la part des autorités en vue de briser les obstacles géographiques, y compris la distance et financiers en matière d’accès aux soins de santé primaire.
  • En 2018, on compte 45 CMA fonctionnels.
  • 42 normalisations de CSPS sont programmées pour 2019

Bien que les données disponibles ne permettent pas d’évaluer le pourcentage de mise en œuvre de l’engagement, les constats permettent de dire que la politique de normalisation nécessite encore plus d’efforts et de mobilisation pour son atteinte et son efficacité.

Engagement en cours de réalisation
Date de l'évaluation : 08-2019